Affichage des articles dont le libellé est Aristote. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Aristote. Afficher tous les articles

vendredi 17 novembre 2017

"Ce n'est pas le hasard, mais la finalité qui règne dans les oeuvres de la nature"

Commentaire

Le Traité sur les parties des animaux (330 av. J.-C.) est un traité  de biologie composé de quatre livre que l'on doit à Aristote (384-322 av. J.-C.). Il classifie les animaux et critique les positions antiques, notamment platoniciennes, concernant l'étude du vivant. Il établit que la nature agit en cherchant à équilibrer les forces et les faiblesses de chaque espèce afin que l'une ne prenne pas l'ascendant sur l'autre. Cette conception est fixiste, c'est-à-dire non-évolutionniste : le cadre naturel est posé une fois pour toute. Sur le plan anatomique toutefois, les observations d'Aristote sont souvent pertinentes.

Le texte ci-dessous est tiré du chapitre V du premier livre. Dans les quatre chapitres qui précèdent, Aristote présente sa méthode de classification des espèces qui consiste à procéder par la voie de la catégorisation par genre et non pas par division comme le préconise Platon, car cela ne permet pas de descendre jusqu'aux individus et conduit à séparer des animaux semblables pour les mettre avec des dissemblables. Dans le chapitre V, Aristote commence par distinguer deux types d'être : ceux qui sont impérissables et ceux qui naissent puis périssent. C'est dans ce dernier type que se classe le vivant (plantes et animaux), qu'il nous est plus aisé à connaître puisque nous vivons dans leur proximité. Il en vient ainsi à considérer pourquoi cette étude du vivant ne doit négliger aucun détail, aussi peu relevé soit-il. 

mercredi 6 juillet 2016

"Chacune des choses dont nous sommes propriétaires est susceptible de deux usages différents"

Commentaire

La Politique (ou Les Politiques) est un traité composé de huit livres que l'on doit à Aristote (384-322 av. J.-C.). La réflexion d'Aristote porte sur la polis, c'est-à-dire la cité en grec. Il s'agit pour lui de l'une des formes les plus élaborées de société permettant aux hommes de parvenir à la vie bienheureuse. En I, 2, Aristote a défini l'homme comme un "animal politique" : seul être parmi les animaux à disposer de la raison et du langage, il n'est véritablement lui-même que lorsqu'il s'associe et discute avec ses semblables au meilleur moyen de parvenir au souverain bien : le bonheur. 

Le texte ci-dessous est extrait du livre I, chapitre 9 qui porte sur la chrématistique et la monnaie. La chrématistique est la partie de l'économie qui s'intéresse à la production des richesses. Aristote commence par distinguer la valeur d'échange et la valeur d'usage des choses, puis il critique ceux qui accordent à la valeur d'échange une importance telle qu'ils en oublient la valeur d'usage des biens qui sont échangés. L'échange ne doit pas être une fin en soi, de même que la monnaie qui n'est qu'un moyen de le réaliser.